LES EMAUX DE HAUTE TEMPERATURE

Dès le début de ma conversion au métier de la céramique, j'ai décidé d'apprendre à fabriquer moi même les émaux. Je n'envisageai pas de dépendre de produits tout fait et je souhaitai dès les premières cuissons, réaliser les émaux en réduction. Pratiquement toutes les poteries que j'appréciais étaient réalisées en cuisson réductrice, céladons, tenmokus, shinos, rouges de cuivre etc...

Je me suis formé dès 2007 chez Marc Uzan (71) qui m'a enseigné les bases du calcul molaire et la structure des émaux notamment les émaux feldspathiques. Il me transmit également de précieux conseils dans la conduite de cuissons réductrices notamment avec un four à flamme directe.

J'ai ensuite participé à une formation de recherche d'émaux à l'école d'Art de Douai (59) avec Jean-Claude Ourdouillie céramiste et verrier d'art qui aborde avant tout la recherche comme un immense champ de liberté et d'expérimentation.

Je complète enfin ce parcours intense dans les techniques de l'émail avec Jean-Pierre Kohut (54) qui m'a ouvert les yeux sur la richesse des littératures anglo-saxonne et la recherche d'émaux spécifiques obtenus en réduction d'oxygène.

Ce parcours atypique m'a permis de synthétiser une méthode de recherche cadrée et rapide de mise au point d'émaux par le principe de variation de composants.

Il ne m'a fallu que 3 mois de recherche pour me permettre de démarrer une première production? ce qui m'a permis de monter ma première exposition en mai 2007, 18 mois après le début de ma formation terre et émaux.

Depuis je ne cesse d'expérimenter et je transmet aujourd'hui mes connaissances dans le cadre de stages de recherche aussi bien à des amateurs avertis qu'a des professionnels. Je travaille également autour des base transmises par Daniel de Montmollin et l'exploitation des 60 diagrammes du triangle ternaire.

Ma dernière expérience riche de sens fut d'encadrer une option de recherche d'émaux à une section d'étude de 1ère année en master de géologie à l’université Uni-Lasalle de Beauvais.