Le terme "Céladon" donné à cette famille d'émaux, provient du roman de L'Astrée, un roman pastoral, publié de 1607 à 1627, par Honoré d'Urfé. Le personnage "Céladon" était décrit portant des rubans verts dans ces vêtements. Le vocabulaire nécessaire à la description des céramiques provenant d’Asie et décorées d'émaux de ce type, manquai, et les traductions d'origine, exprimaient souvent des versés poétiques utilisés par les céramistes d'Asie. Chaque potier créait son propre émail et lui donnait un titre poétique. En France nous avons besoin d'un mot pour désigner quelque chose, et ce qui est particulier dans le céladon c'est que ce n'est pas une couleur mais une famille de nuances dont la frontière d'appartenance est complexe.  Dans mes recherches j'ai lu qu'un potier avait nommé son céladon :"Le doux reflet du soleil sur l'herbe pliée au vent" ou un autre de décrire "l'écume de la mer au levé du jour"....

Les émaux "Céladon"

Cette rubrique ne suffira pas à expliquer ce qu'est le céladon, faut-il que cette famille d'émaux de haute température soit explicable. Voici cependant une explication avant tout technique:

Les émaux céladons sont de la famille des "bleus de fer" et obtenus en cuisson réductrice, mais les couleurs peuvent varier de tons verts, verts olive, verdâtres, bleus pâles, gris bleutés, jaunes pâles bleutés, turquoises léger... Toutes ces nuances sont généralement pastelles, brillantes à mats, plus ou moins transparentes, craquelées ou non...Ouf!  une rubrique spécifique pour ces émaux est en préparation. Coté ambiance de cuisson, les céladons s’obtiennent en cuissons réductrices.

La composition des recettes d'émaux, les classe plutôt dans la gamme des émaux calciques et l'élément essentiel en tant que modificateur de couleur est le fer rouge ou Fer3 (Fe2O3).

Son apparence pure s'obtient sur de la porcelaine, mais différentes techniques permettent un très bon résultat sur le grès.